Utiliser un baromètre pour vérifier quel temps il fait deviendra peut être une chose du passé après que le Parlement Européen ait adopté mardi de nouvelles règles pour abandonner l’utilisation du mercure et protéger l’environnement.
L’assemblée de l’Union Européenne s’est mise d’accord pour mettre en vigueur une interdiction sur la vente d’instruments non électriques contenant du mercure, un métal très toxique, ces instruments étant par exemple des thermomètres pour prendre la température des individus.
L’interdiction, déjà adoptée par les états de l’Union Européenne, s’appliquera aux nouveaux appareils uniquement. Les instruments déjà existants ou les antiquités pourront toujours être réparés ou achetés et vendus en deuxième main.
Des appareils de mesure contenant du mercure pourront être importés s’ils ont plus de 50 ans et s’ils ont été auparavant qualifiés d’ « antiquités ». La mesure comportera des exceptions pour le secteur médical.Le mercure, liquide à la température et la pression d’une pièce, a été utilisé dans les instruments de mesure pendant des centaines d’années.
Une tentative précédente pour interdire aux fabricants de baromètre d’utiliser du mercure, avait été annulée après que certains états de l’Union Européenne s’y soit opposés. Avec l’interdiction d’aujourd’hui, les fabricants auront une période d’adaptation de deux ans.
La mesure fait partie de la stratégie européenne plus large de réduire l’utilisation du mercure. Environ 80 à 90% de l’ensemble du mercure est utilisé dans le secteur médical et dans les thermomètres à utilisation individuelle.
Guenter Verheugen, directeur de la commission de l’Industrie de l’Union Européenne, a déclaré que les règles seraient mises en vigueur très bientôt et réduiront les émissions de mercure de l’Union de 33 tonnes par an. Les thermomètres comptent à eux seuls pour 25 à 30 tonnes. Pour ces thermomètres il existe maintenant des alternatives sans mercure.
Philip Collins de l’Institut Barometer World en Angleterre, affirme que la mesure permettra de protéger l’environnement. Le politicien britannique de centre-droit Martin Callanan a affirmé que les mises en garde appropriées sur les dangers du mercure auraient pu permettre à la production de baromètre de continuer.
« Cette interdiction met fin à une tradition de fabrication de baromètre qui avait commencé au milieu des années 1600 quand les baromètres à mercure avaient été inventés » regrette Martin Callanan. Il y a environ 8 fabricants de baromètres en Europe, dont trois se trouvent en Grande-Bretagne, un en Belgique, un en France et deux aux Pays-Bas, d’après les déclarations de Philip Collins. « Même si les réparations de ces baromètres à mercure ne sont pas directement menacées, certains fabricants ne survivront pas à cette mesure » estime Philip Collins.
La Commission Européenne examinera les alternatives plus sures pour les instruments qui contiennent du mercure pour prendre la tension.
Mots-clés : mercure- Union Européenne